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Tribune

Ne perdons plus notre temps à chercher une quelconque logique ou cohérence dans les discours et actes de l’octogénaire Alpha Condé et son clan de profiteurs. Pour eux, le peuple se résume au petit groupe de courtisans, laquais, criminels et fanfarons qui s’agitent uniquement pour garder leurs différents privilèges mal acquis.

Aujourd’hui la Guinée se trouve dans ce schéma : où les populations n’ont pas de protecteurs car les forces de sécurité et de défense, censées les protéger, les répriment. Les jeunes sont assassinés, leurs dépouilles refusées dans les morgues du pays, d’autres sont kidnappés puis mis en prison sans procès, les uns sont blessés avec des handicap à vie, les cortèges funèbres sont attaqués de la mosquée au cimetière : la société guinéenne se déshumanise. La dictature sévit juste pour se pérenniser.

En somme, les dix véhicules calcinés à la casse de Madina comme les autres dégâts enregistrés et les assassinats révélés, il est impératif que les responsabilités soient situées. Ce qui s'est passé à Madina ne doit pas être utilisé comme un appât pour faire vibrer la fibre communautaire et en bénéficier sa protection pour un régime en agonie.

Mener ce combat, ce n'est pas, comme on aime souvent à le dire ou à le penser , "être contre les intérêts" de ceux que l'on considère à tort comme les " bénis" de la République .C'est plutôt une manière de contraindre les gouvernants à placer l'intérêt général au coeur de leur action et au centre de leurs préoccupations. Tel est en effet le devoir fondamental de tout gouvernant. S'il lui arrivait de l'oublier, des piqûres de rappel deviennent absolument nécessaires quelquefois. Et là

Aujourd’hui vous n’avez plus le choix que de vous soumettre à la volonté du souverain peuple de Guinée. Votre mandat est terminé, c’est le moment d’aller paisiblement avant qu’il ne soit trop tard, car je vous garantie une chose: rien ne sera plus comme avant.

Avec la divulgation de la Constitution-bidon que ses sordides officines viennent de lui concocter, Alpha Condé vient de nous prouver que rien ne le fera reculer : ni la force du peuple, ni le regard réprobateur de la communauté internationale. Il lui aurait fallu pour cela un minimum de pudeur, qualité qu’il n’a assurément pas. Il tient à son troisième (voire son quatrième ou cinquième) mandat. Et il l’aura, quitte à cracher sur la morale et le droit et à brûler le pays. Quand, à

Les masques viennent de tomber. Alpha Condé a parlé pour exprimer sa position tant attendue sur la nouvelle constitution. Si étroitement liée au quotidien des Guinéens, à l’état de la démocratie, à l’avenir du pays. Après tant de gâchis en vies humaines, en violence policière, en recul des libertés, en temps de travail, l’heure ne devrait plus être à l’interrogation. Que nenni, hélas ! On ne peut pas ne pas s’interroger en attendant qu’il rentre d’Abuja pour revenir sur ce discours, sûrement rédigé à l’emporte-pièce

Professeur Lansinè Kaba, l’universitaire guinéen qui officie au Qatar revient à la charge. Il est foncièrement oppose au projet de nouvelle constitution porté par le président Alpha Condé et ses partisans. Mais au-delà de sa personne, l’historien invite ceux des Guinéens qui sont hésitants à sortir de l’indifférence. “Le droit et la justice doivent triompher. Il faut une mobilisation générale des bonnes volontés, une force colossale, mais paisible, pour démontrer la détermination des populations contre les agissements inacceptables, perfides et honteux des autorités”, tel