Image Alt

Dans les médias

Certains se sont laissé convaincre ou ont fait semblant d'avoir été convaincus par cet argument. Des acteurs de la société civile et autres leaders politiques acquis au projet ont d'une certaine manière largement contribué à donner du poids à cet argument, se rendant ainsi complices de la mort programmée de notre jeune démocratie. L'Histoire retiendra le rôle, bon ou mauvais, joué par chaque Guinéen et chaque Guinéenne dans cette affaire.

Réunis en plénière ce mercredi 29 juillet 2020, les leaders du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), ont appelé à une manifestation le 6 août prochain. Cette action vise à contraindre Alpha Condé à renoncer au projet de 3ème mandat, mais aussi à la libération de tous les partisans du FNDC incarcérés dans différentes prisons du pays.

Ils dénoncent ce qui s’analyse à leurs yeux comme un climat « d’intimidations et de harcèlement judiciaire à l’encontre des opposants mais également de leurs avocats guinéens », selon Me William BOURDON Vincent BRENGARTH qui soulignent que « la spirale répressive s’est également poursuivie le 21 juillet 2020, suite à des manifestations apolitiques réclamant la fourniture d'électricité à Kankan ».

Le front national pour la défense de la constitution n’a pas tardé à réagir après la sortie de Malick Sankhon qui insiste sur un 3ème mandat en faveur d’Alpha Condé et qui équivaudrait à diriger la Guinée jusqu’en 2026. Pour Ibrahima Diallo, en charge des opérations au sein de ce mouvement opposé à un mandat de plus de l’actuel président, les déclarations du directeur général de la caisse nationale de sécurité sociale prouvent à suffisance qu’une dictature est en perspective en Guinée. « Pour nous, c’est la preuve encore

Le ton est ferme ! Abdourahmane Sano, coordinateur national du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), vient de briser le silence, promettant que l’opposition va anéantir Alpha Condé et l’amener à se raviser. Confiné à domicile le jour de la manifestation appelée par sa plateforme le lundi 20 juillet 2020, M. Sano revient sur cette journée. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, le leader du FNDC parle de la prochaine étape pour obtenir le départ du dirigeant guinéen.

Suspendue depuis des mois en raison de la pandémie de coronavirus, la contestation contre un éventuel troisième mandat du président guinéen Alpha Condé a repris, ce lundi 20 juillet, à Conakry et a été marquée par des heurts entre manifestants et forces de l'ordre. Le gouvernement guinéen a assuré que l'appel à manifester des opposants au chef de l'État n'avait «pratiquement pas été suivi».

Selon des témoins, c’est à 4 heures du matin que trois pick-up de la Brigade de Répression du Banditisme (BRB) et un pick-up de la gendarmerie sont arrivés chez Abdourahmane Sano, le coordinateur national du FNDC, situé à Koloma Soloprimo, dans la commune de Ratoma. Ils sont postés sur les deux issues menant à la maison de l’activiste de la société civile.

Deux heures durant, le ministre et les avocats ont échangé autour de la situation du détenu. Estimant que la « vérité juridique doit d’abord être prononcée par la cour suprême pour une démocratie judiciaire », le ministre Mory Doumbouya a voulu qu’on laisse la juridiction la plus élevée du pays faire son travail.