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Entre douleur, consternation et colère, j’ai décidé d’écrire aujourd’hui, de décrire, d’expliquer, les circonstances de l’assassinat de mon frère Alhassane BARRY. Les grandes douleurs sont certes muettes, mais celle que j’exprime ici, ne peut se réfugier dans un silence Monacal, au risque d’être complice. Pour mémoire, la date du 20 juillet, était celle choisie par le Front National Pour La Défense de La Constitution-FNDC, un mouvement de la société civile pour, encore une fois, manifester contre le projet de troisième mandat auquel le pouvoir de

En effet jeudi dernier, lors du procès de l'activiste Oumar Sylla Foniké Mengué, le procureur aurait déclaré que le FDNC organise des manifestations dans le but de faire tuer des innocents. "L'Etat n'a jamais tué, ceux qui tuent sont ceux qui veulent prendre le pouvoir par la force", aurait-il indiqué dans le débats. Des propos qui ne laissent pas de marbre les avocats du FNDC pour la Cour Pénale Internationale.

Pour Abdourahmane Sano, la Guinée est actuellement « dans un processus de coup d’État » fomenté par celui qu’il appelle « monsieur » Alpha Condé. Dans cette période de tensions politiques, il assure que « le dialogue est nécessaire », mais pas au détriment des principes démocratiques.

Malgré la répression féroce qui s’est abattue sur les manifestants du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), collectif de partis d’oppositions et d’organisations de la société civile, le Président Conté a obtenu une remise à zéro du nombre de mandats présidentiels dont la limite est bien inscrite dans la constitution (art. 27)[2], grâce au référendum constitutionnel organisé en pleine épidémie du COVID-19.

Certains se sont laissé convaincre ou ont fait semblant d'avoir été convaincus par cet argument. Des acteurs de la société civile et autres leaders politiques acquis au projet ont d'une certaine manière largement contribué à donner du poids à cet argument, se rendant ainsi complices de la mort programmée de notre jeune démocratie. L'Histoire retiendra le rôle, bon ou mauvais, joué par chaque Guinéen et chaque Guinéenne dans cette affaire.

Le principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels est si fondamental qu'il a été repris même les rédacteurs du projet de constitution soumis au référendum du 22 mars 2020. Cela sonne comme une sorte de désaveu pour ceux qui prétextent que la limitation du nombre de mandats n'est pas synonyme de démocratie. La démocratie ne se résume pas à la limitation du nombre de mandats . Mais une démocratie, c'est aussi la possibilité d'une alternance. Sans celle-ci, celle-là n'est pas viable